Liebster Award, à mon tour.

Alors Voilà,

un peu après tout le monde, je complète la liebster award.

Merci à Solattend pour la nomination. Je retrouve dans ses mots et inquiétudes beaucoup de celles qui étaient les miennes, sans pour autant avoir été moi-même une véritable PMette.

Pour ce qui est des choses insolites à mon sujet, ce n’est pas un exercice auquel je me livre  souvent, mais je vais faire de mon mieux…

  • Je n’aime pas la peau des tomates cuites, oui seulement cuites, et seulement la peau. Du coup on peut souvent me voir, aussi chic puisse-t-être le lieu où je mange, décortiquer de sa peau toute tomate cuite qui se serait glissée dans mon assiette pour n’avaler que la bonne chaire. En fait, mais moins radicalement, je n’aime aucune peau de légume ou de fruit cuite. Je déteste la façon dont elle se détache du reste du légume.
  • J’ai horreur de faire la bise à des gens que je ne connais pas, ou pas bien. Du coup, j’ai tout un tas de ruses (discrètes ou non), pour éviter de tendre la joue dans des situations qui ne me plaisent pas.
  • J’invente souvent des mots. Je trouve que la langue française manque cruellement de vocabulaire, du coup, je n’hésite pas à pallier moi-même à ce problème en créant des mots qui révèlent parfaitement mon idée.
  • Je suis complètement gaga de mon chat. Normal, c’est LE plus beau chat du MONDE.
  • La dernière fois que je suis allée chez le coiffeur (il y a 3 mois), je suis devenue bouclée. Comme ça. Sans soin spécial, sans permanente, sans rien. J’y suis rentrée avec mes cheveux légèrement ondulés mais plutôt plats quand même, et depuis c’est coupe Afro en folie. Pas d’explication jusqu’à aujourd’hui.
  • J’ai la phobie qu’on touche mes ongles, surtout ceux de mes pieds. Même sous la couette avec mon coco ça me stresse, il n’est absolument pas autoriser à dépasser sa moitié du lit avec ses pieds, au risque de toucher mes ongles de pied.
  • Je déteste qu’on fasse du mal à un cheval dans un film. Depuis que je suis toute petite. Aussi violente que soient les scènes pour les personnages humains du film (typiquement les films de guerre ou d’époque), je me cache les yeux dés qu’on touche à un cheval. (je ne suis pour autant pas une grande fan de chevaux ou d’équitation…)
  • De temps en temps, j’ai besoin de ma soirée mamy… pyjama, vieux film (ou walt disney selon le niveau de régression), chocolat chaud, tricot, seule dans mon canapé (le chat est évidemment toléré).
  • Je ne me suis jamais assise à la place conducteur dans une voiture. Et rien que l’idée me tétanise… (inutile de préciser que je ne sais pas quand je passerai mon permis de conduire..)
  • J’ai foulé tous les continents (enfin, sauf l’Antarctique), et nagé dans tous les océans, et espère bien que la liste de mes voyages n’est pas encore finie.
  • Je ne me souviens pas du jour où j’ai rencontré mon conjoint. (on s’est rencontré via des amis et milieux communs, mais je n’ai aucune idée de quand était la première fois que je l’ai vu). Je n’ai également aucun souvenir du jour où nous nous sommes mis ensemble 3 ou 4 ans plus tard (cette fois, trop d’alcool dans le sang…). Mais aujourd’hui, après 8 ans de relation, ça ne compte pas… n’est-ce pas?

Ensuite c’est les questions je pense…

Mon activité favorite? cuisiner sans doute. ça me vide la tête et c’est trop bon après.

Ma recette préférée? Y’en a trop et ça change souvent… mais j’adore les lasagnes maison de manière constante 😉

Du soir ou de matin? Disons que jusqu’à ce que mon premier café soit absorbé (ce qui prend bien une heure) il vaut mieux pas trop me parler… alors je dirais du soir 🙂

Pourquoi un blog? Pour y coucher mes humeurs et états d’âme, que je ne trouvais pas facile de discuter avec mon entourage.

No1 sur To-Do list? Avoir ce bébé. trouver un job.

Fière? de mon couple.

Un vilain défaut? je suis une control-freak. une vraie.

Une couleur? quelque part dans les bleus.

Si j’étais seule sur île? je préfère ne pas penser à cette idée. mais sans doute de la crème solaire, je suis une angoissée du cancer de la peau.

Une nouvelle activité à découvrir? le chant.

Mon voeu le plus cher? Le dire c’est prendre le risque qu’il ne réalise pas 😉

 

A moi de nommer des blogs que j’aime, au risque qu’ils aient déjà été nommés… Mais ce sont les blogs que je suis régulièrement.

Simone : https://simoneattendletrain.wordpress.com

Pénélope : https://attendreulysse.wordpress.com

TinkieGinie : https://titefeetinkie.wordpress.com

Une bruxelloise en PMA : https://desrosesetdeschoux.wordpress.com

Voilà, c’en est tout pour moi. Au plaisir de lire celles qui n’ont pas encore participé.

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Le père Noël est bien passé chez moi, et je n’y crois toujours pas…

Bon, ben voilà, il m’a fallu un peu de temps pour écrire cet article…

Pour plusieurs raisons sans doute… parce que je n’y croyais pas vraiment, parce que je suis sur la réserve en me disant que ça pourrait s’arrêter à tout instant, parce que j’avais peur de l’écrire, comme si en l’écrivant ça pouvait disparaître….

Mais voilà je me lance, j’ai vu ma gynéco pour la deuxième fois et pour la deuxième fois j’ai vu son petit coeur qui bat… Donc oui, mon ventre n’est plus vide. Youpi.

Il s’est rempli à la toute fin de l’année, Comme une réponse à mes dernières angoisses…celles de passer mes 29 ans et un noel sans bébé…  C’est le plus beau cadeau d’anniversaire et noel (les deux combinés, oui oui, ça vaut Au Moins ça…) que j’ai eu. J’avais en effet ovulé le jour de mon annif… mais les 2-3 semaines qui le séparait de Noel avait été particulièrement difficiles. C’était sur, je ne serais pas enceinte en 2015… (ce qui on est d’accord, n’était pas non plus dramatique, mais seulement symbolique, et le symbole, c’est fort).

Mister Coco avait rendez-vous en clinique de fertilité pour le 21/12 pour ses petits examens et oh la nature fait bien les choses, mon 3e jour de cycle étant censé tomber ce jour là aussi, on aurait même pu y aller ensemble pour faire chacun nos petit examens prévus… Mais voilà, mon 1er jour n’arriva pas… Moi, en désabusée complète à ce moment-là, je me disais que mon corps me jouait juste un petit tour pour irriter mes nerfs en cette période sensible, mais je n’avais aucun doute sur l’arrivée imminente de mes R, tous les symptômes habituels ayant fait leur apparition. Mais mister Coco, lui, semblait beaucoup plus optimiste… Alors, sous sa pression et pour lui faire plaisir, j’ai fini par faire un test de grossesse le 20/12, surtout pour qu’il me foute la paix en fait… Mais là, ô Surprise. Test positif.

Positif oui. Il a ensuite fallu trouver un magasin qui vend des test de grossesse ouvert en ce dimanche pour en refaire un, puisque bien sûr, selon moi, le test était foireux… positif encore, tout comme la prise de sang du lendemain (qu’il a là aussi fallu faire confirmer par la voix en personne du médecin…)

Positif donc. Un peu en avance, le père Noël m’avait apporté le plus beau des cadeaux…

Depuis tout va bien. Je suis à 9 semaines d’aménorrhée. Comme je l’ai dit, j’ai déjà pu voir deux fois son petit coeur battre. Moment intense. Mais on reste très prudent, on sait que tout est encore fragile aujourd’hui. Personne autour de nous ne le sait. Ce qui nous plait aussi, c’est notre secret, le plus beau des secrets, et c’est presque comme si, en le disant, il pouvait nous échapper. Mais chaque chose en son temps.

Je voulais remercier celles qui m’ont lue et apporté un leur soutien pendant les quelques mois où j’ai écrit. Je vous renvoie encore tout mon soutien aussi et mon courage, mais continuerai certainement à vous lire, m’étant doucement attachée à vos histoires et vos parcours. Je n’ai pas encore décidé ce qu’allait devenir ce blog, mais la raison pour laquelle je l’avais créé n’étant plus, je ne suis pas sûre de comment il peut évoluer.

Un grand merci, que 2016 remplisse vos ventres à vous. ❤

 

 

Le temps qui passe et les difficultés de planifier.

Demain, j’ai 29 ans. Il y a 6 mois, mon copain a eu 30 ans. Je crois que je n’ai jamais cru que nous aurions cet âge-là sans avoir ou au moins attendre un enfant. Même si dans les faits je savais que ça serait possible (nous avons réellement commencer à essayer d’avoir un enfant il n’y a que 1 an). Je pense que mon inconscient pensait que, en cette fin d’année, nous attendrions un enfant, c’était sûr…

Et pourtant nous y voilà à cette fin d’année, et nous ne sommes toujours que deux. On peut pas dire que je pète la forme en cette veille de mes 29 ans, un anniversaire, c’est toujours le temps des bilans, alors…

Le bilan de où on en est, ou plutôt de où on n’est pas… et le bilan de quel est le plan maintenant… C’est ça qui est le plus dur, quel est le plan? Le coco et moi, on est dans une situation un peu particulière. On vit à l’étranger depuis 2 ans. Il y a six semaines, on a déménagé, changé de pays, on est revenus en Europe, plus près de la Belgique natale. Le truc, c’est que celui qui trouve des contrats et qui est super heureux dans son boulot, c’est le coco. Moi il y a deux ans, j’en avais marre de mon boulot, je ne me retrouvais pas dans ma vie professionnelle mais je savais pas comment la reprendre en main… Du coup notre projet de départ à l’étranger est tombé à point, et je suis partie prendre l’air avec lui. J’ai travaillé pendant deux ans, mais plutôt dans des boulots rigolos, juste pour tester. Et puis notre projet de bébé a surgi, comme ça. Et le projet de revenir vers l’Europe aussi. Et dans nos têtes a germé l’idée que l’on rentrerait en Europe avec un bébé, en vrai ou dans le ventre. Un bébé en vrai, l’idée a vite été mise de côté vu comme le temps passait vite, mais dans le ventre, il a vraiment fallu que je mette les pieds en Belgique il y a six semaines pour en faire le deuil. Il nous reste encore une chance pour que ça se réalise avant la fin de l’année (J14 demain), mais honnêtement, mais espoirs ne sont pas au top de leur forme…

Mais mon problème, (ok, si on met de côté le fait que mon ventre est toujours vide), c’est que je croyais vraiment que je serais enceinte aujourd’hui (eeh oui je sais que c’était débile, naïf et innocent)… Du coup là dans mon plan parfait rêvé, c’était pas grave si je travaillais pas et j’avais pas de job…. on s’était dit que je prendrais du temps pour moi et pour le bébé. Parce que oui, on s’est réinstallé dans une ville pour 8-10 mois, et puis on part vers une grande capitale pour deux ans. Du coup, pour les 8-10 mois, je m’étais dit que je ferais une sorte de congé de maternité extra-long et que je rechercherais du boulot ans septembre, quand on s’installera pour deux ans…  Et me voilà maintenant dans un vilain cercle vicieux.

  • je n’ai pas de bébé, et je ne bosse pas
  • il faut que je trouve du travail
  • oui mais si je tombe enceinte c’est un peu chercher pour rien puisque je quitte quand meme en septembre , que je pourrai être en congé de maternités partir d’aout (ben oui il y a toujours une chance que ça arrive ce mois-ci non?) et que le temps que je trouve du boulot, je bosserai quoi 6 mois max?
  • en même temps, si je trouve un boulot, il faudra que ce soir flexible, parce que si je suis toujours pas enceinte dans les mois qui viennent, je vais devoir être vachement disponible pour tous les tests médicaux qu’on va potentiellement devoir faire (eeeh oui ça va loin)
  • Et puis si d’ici là je tombe enceinte, je serai contente de pouvoir me consacrer tout entière à ca (vu comme je l’attends 😉 )
  • Mais en attendant, mon ventre et vide et je bosse pas…

Et le voilà mon problème de planification… il faut que je me bouge je le sais. que je fasse mon deuil de mon ventre plein en 2015, de l’annonce à la famille à Noël, etc etc… et que je reprenne de l’avant, que je décide de ce que je vais faire de mon temps ici, avant que l’on redéménage (sans parler non plus du fait, que le déménagement suivant me parait insurmontable sans bébé, je me dis qu’on devrait tout arrêter, rentrer à la maison, se ranger, acheter une maison et se poser, que peut-être c’est ça qui va pas… mais je suppose qu’à ce train-là, on peut tout remettre en question et je sais pas où ça s’arrêtait…). Et que j’arrête de céder à cette obsession de tout ramener à l’enfant qu’on attend mais qui n’arrive pas.

Enfin voilà, mon état d’esprit c’est aussi ça, au delà du désir inassouvi d’être maman, d’avoir mon petit bout à moi dans mon ventre, de partager ce bonheur avec le coco, c’est aussi de me sentir un peu perdue dans ma vie de presque trentenaire.

Demain, j’ai 29 ans. Mon ventre est vide, j’ai pas de boulot, et je sais même pas si j’en veux un.

Mais peut-être que demain, je serai plus sage ( 1 an de plus ça assagi non? ) et me lancerai enfin dans des nouveaux plans, en acceptant peut-être qu’il n’y aura peut-être pas de bébé-nous tout de suite, mais que ma vie à moi doit quand même continuer. Il viendra bien un jour ce petit loup…

Le cycle est Mort, Vive le cycle!

Une des choses que j’ai apprises depuis 12 mois, c’est de vivre au rythme de mon cycle… Aaaah ça oui.  Savoir en permanence à quel jour j’en suis, reconnaître tous les petits signes au fil des jours, et suivre l’humeur qui évolue au fil des 28 (à 30) jours pour tout recommencer exactement pareil à J1 encore un fois.

Le plus irritant c’est flot d’émotions qui recommence à chaque fois. Les signes physiques, comme toutes les petites routines, il la presque un côté rassurant… De J1 à J6 ou J7, c’est le calme plat, comme si mon corps (enfin quand je parle de mon corps, je ne parle que de corps « reproducteur », c’est déjà dire à quel tout y est réduit, comme si je n’étais plus que ça 😉 presque), donc la première semaine, mon corps est au repos – silence radio. J8 à J13, c’est comme un lent réveil, les ovaires s’agitent doucement je sens du mouvement, le corps récupère ses droits revient à la vie. J13-J15, OvUlAtIOn. Les seins qui piquent, les ovaires qui pincent et c’est parti. J16-J23 c’est l’agitation (Mais pour cette période, même si j’ai le sentiment de toujours ressentir beaucoup de choses, je ne sais pas à quel point cela fait partie du psychotage…), agitation dans les ovaires, mais pas 10_josephine_CALDER.jpgcomme les règles, plutôt des petites tensions qui vont qui viennent, l’envie de toujours protéger mon ventre avec mes mains… J24-J26, les seins gonflés, le ventre gonflé, du mal à rentrer dans mon pantalon. J27, tout se dégonfle, gros pic de douleur de règles. J28 ou 29 ….. ding-ding, ça y est elles sont là! Et tout le long, le sentiment que mes ovaires sont dans ma tête.

 

Pour les émotions c’est pareil, J1, grosse déception (qui s’accompagne toujours d’une grosse crise de larme et une dose d’irritabilité impressionnante). J2- J7, c’est le deuil… accepter que ca n’a pas marché en passant par toutes les émotions de la tristesse à la colère, de la colère à l jalousie, retour à la tristesse doublée de désespoir, pour finir par la résignation. J8 – J10, le corps se réveille et entraîne l’espoir avec lui, ça repart, tout redevient possible « ça peut peut-être marcher cette fois, c’est vrai, on avait peut-être juste besoin d’un cycle de plus ». J10 – J15, tous les espoirs sont permis, période de fertilité oblige, l’humeur est bonne et joviale, le sentiment que tout est possible. tete-à-oiseau.jpgJ15-J18, l’ovulation est passée, le stress commence à monter, « est-ce que ça a marché? », le corps est épié. J18 -J28, c’est parti pour les montagnes, l’humeur peut changer 4 fois en une 1heure. Entre l’espoir intense, et l’inquiétude, le défaitisme et le bonheur. Secrètement, je rêve à tout ce qui va suivre, j’imagine le mieux, envoie des tonnes d’ondes positives vers mon petit ventre. Et puis non, les signes ne sont pas suffisants pour y croire à 100%. J1 est de retour, la grande déprime aussi.

Voilà à quoi ressemble mon cycle, et tout s’y fait ressentir. Attendre avec tant de force que cette fois sera la bonne, je ne recommencerai pas à la case 1… Ca me fait un peu penser à ces jeux de cordes à sauter auxquels on jouait quand on était petites… ceux où deux d’entre nous faisaient tourner la corde et une 3e, 4e ou 5e devait entrer dans la corde en sautant. On doublait même parfois les cordes. Je n’ai jamais été bonne à ces jeux. Je regardais les cordes tourner en boucle, je calculais leur rythme et leur chemin, mais j’étais terrifiée de sauter dedans mais encore plus frustrée de ne pas y arriver. Je trouve que mes cycles ressemblent un peu à ça… Je vois les autres sauter et trouver leur rythme dans les cordes, et moi, je sais pas pourquoi, j’observe toujours les cordes tourner, sans comprendre comment sauter dedans…

Alors, oui, le cycle est mort, vive le cycle. C’est loupé pour cette fois, Mais tout est encore possible pour le suivant, Célébrons-le!

 

Aux quelques-unes qui me lisent, n’hésitez pas à partager avec moi vos expériences, je prends de plus en plus de plaisir à vous lire aussi!

Et si on commençait à chercher les raisons de cette attente…

Hier, j’avais rendez-vous chez le gynéco. Premier rendez-vous pour ça. La dernière fois que je l’avais vue, c’était il y a une an tout juste, pour lui dire que je voulais arrêter la pilule…

Je sais pas trop dans quel état d’esprit j’y allais, entre stress et soulagement. Stress qu’on m ‘annonce une terrible nouvelle (que rationnellement, je savais bien n’arriverait pas ce jour-là). Soulagement de pouvoir en parler à quelqu’un qui sait exactement de quoi elle parle, à qui poser toutes mes questions.

Je vais pas m’étendre sur le rendez-vous, ma gynéco est super, elle a répondu à toutes mes attentes, m’a écouté et a fait tout ce qu’elle pouvait à ce moment-là (échographie notamment). Du coup c’est comme je l’avais imaginé et espéré. Elle ne voit toujours rien d’anormal (on avait déjà fait un gros check-up il y a un an), pense qu’il n’y pas de raison de s’inquiéter mais m’a quand même référer à la clinique de fertilité pour aller faire des tests. (je me souviens qu’elle m’a dit que y en avait 3, je croyais que j’avais tout écouté super attentivement, mais après quand j’ai du expliquer à mon copain… j’avais oublié le 3e… bravo l’artiste!). Ca, c’est ce que j’espérais, j’avais peur qu’elle me dise juste qu’il ne fallait pas s’inquiéter et simplement continuer (parce que de toute évidence, je n’y arrive pas), mais qu’elle entende ma détresse et me fasse passer les tests rapidement pour voir s’il y a un problème ou non (En Belgique, certains médecins attendent jusque 18 mois d’office).

Du coup voilà, sur le coup, je sais pas trop pourquoi, j’étais en pleurs en sortant de chez la gynéco, sans raisons puisqu’au final je n’ai rien appris de nouveau et on a mis la machine en route pour voir si on a un problème ou non. Mais juste après, c’est comme si j’étais un peu sonnée. Mais aujourd’hui je me sens plus posée, je vais prendre ces rendez-vous le plus vite possible et attendre leurs réponses. Mon copain, lui, ca lui a foutu un sérieux coup au moral… je sais pas trop pourquoi, je lui avais bien dit qu’on allait pas avoir de nouvelle ou de solution magique après ce rendez-vous, mais je suppose que d’une manière ou d’une autre il s’était imaginé de choses ou il avait reporté son espoir là-dessus… du coup un peu un décalage dans la manière dont on vit les choses-là. En plus, on séparés ces deux semaines-ci…

C’est étrange d’ailleurs comment les deux personnes d’un couple ressentent ces choses de manière différente. Alors qu’on partage la même approche des choses, la même envie, la même attente, les mêmes espoirs et les mêmes déceptions, notre façon à chacun de les gérer et de les exprimer est toutes différente. Quand moi j’ai besoin d’en parler tout le temps, lui préfère éviter le sujet, quand moi j’aime rêver de cette vie avec enfant qui nous attend un jour, lui préfère ne pas se faire de faux-espoirs, quand j’ai besoin de pleurer ma déception, lui préfère l’oublier dans autre chose et quand un élément (comme la visite chez le gynéco) me soulage, lui ça l’atteint.

En fait, cette envie de bébé qui ne se réalise pas encore pour nous est omniprésente dans toute notre vie de couple. Je suppose que c’est la même chose pour tout le monde. Cette question s’immisce partout, je pense que (presque quasiment) pas un our ne se passe sans que l’on en parle, je sais que dans nos relations sociales cela joue aussi un rôle, des sujets qu’on évite. Et puis notre vie au lit aussi bien sûr, Si ça varie fort d’un mois à l’autre, on ne va pas dire que c’est toujours l’extase ans pression ;-). Il faut le gérer aussi ça.

Heureusement, malgré des manières différentes de gérer les choses et une présence de plus en plus forte de cette question dans notre couple, je nous sens toujours forts, et ça me rassure tellement. De passer cette attente avec lui ne me fais que vouloir encore plus des enfants avec lui. Vivement que ça vienne 😉

Alors, voilà, après cette disgression sur mon couple, je m’en vais retourner à l’attente. Celle de mon nouveaux rendez-vous médicaux cette fois, bien sûr. J’espère que ça nous apportera quelques réponses… Ce serait plus simple à gérer (enfin je le crois encore naïvement), s’il y avait une raison tangible à notre attente.

Mais j’attends toujours aussi la fin de mon cycle…

 

 

tic tac tic tac, ces deux semaines d’espoir interminablement longues..

Et voilà nous y voilà encore, comme tous les mois.

Les deux semaines de questions, d’espoir, d’angoisse, d’auto-analyse constante du corps à l’affut du moindre nouveau symptôme suspect ou inconnu. Je commence à les connaître maintenant, je les vois arriver comme une veille copine, qui va se pointer là et plus me décoller, jusque’à l’arrivée de mon autre copine préférée.

Chaque mois, je me dis que je vais arrêter d’y penser, juste laisser couler. Mais, patata, mission impossible! Chaque mois c’est pareil, cette période juste après l’ovulation, où l’on doit attendre jusqu’au premier jour des règles, c’est la même musique. Mon esprit s’emballe, espionne tout mon corps et espère, oui espère. C’est ça le plus dur, cet espoir qui s’allume à chaque fois, malgré tous mes efforts pour ne pas le faire, c’est plus fort que moi. chaque mois, envie d’y croire. Une petite voix qui me dit que non, rien d’anormal chez moi, cette fois, ça va marcher il fallait juste être patiente. Je visualise une centaine de fois le moment où le test sera positif, où je partagerai la nouvelle avec lui, où enfin, je pourrai rêver de mon bébé.

Mais en même temps que cet espoir, en même temps grandit une force fataliste, une grosse voix qui me répète de ne pas m’emballer encore une fois, pour ne pas souffrir encore une fois. Une grosse voix qui me dit, que, c’est sûr, j’ai certainement un problème, que quelque chose dans mon corps refuse ce bébé que je désire tant. « C’est impossible ».

Et à chaque fois, c’est la même chose, une lutte infernale dans ma tête, entre l’espoir et le fatalisme. Et cette lutte m’épuise. J’aurais tellement voulu que ça marche tout de suite. Je suis tellement jalouse parfois de toutes celles pour qui cela va si vite, en 2-3 mois hop hop, c’est gagné…. et  » elles ne le voulaient même pas tout de suite… non non, elles avaient arrêté la pilule juste comme ça, ça viendra quand ça viendra... » oui-oui…

Mais je me déteste de les détester.

Enfin voilà, tout ça pour dire, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, que j’attends mon premier jour de règles avec impatience. Pour mettre fin au chahut dans ma tête, pour savoir, pour pouvoir me réjouir, ou pleurer encore mais me ressourcer pour notre prochaine chance… Ooh que je déteste ces deux semaines!

De quel vide parle-t-on, ou pourquoi se lancer dans un blog.

Oui c’est vrai, de quel vide parle-t-on? Parfois même moi je ne sais l’expliquer…

C’est sûr, je n’ai pas le ventre vide de faim. Je n’ai d’ailleurs en général aucun problème à le remplir d’habitude, tous mes amis le savent, j’ai un bonne fourchette comme on dit. Donc non, je ne parle pas de ce vide là. Je parle du vide d’enfant. Du vide laissé par l’absence d’un enfant que je souhaite plus que tout aujourd’hui. Je ressens parfois ce vide presque comme physique, comme un vrai  en moi que je dois remplir, comme un néant qui m’envahit et que rien n’assouvit.

Officiellement pourtant, selon les statistiques et autres, notre cas n’est pas encore si grave. C’est vrai, 10 mois, ce n’est pas encore si long. Je sais bien que beaucoup de monde passe par bien plus grave et plus long. Mais 10 mois, ça me parait déjà une éternité. Après les premiers mois où l’on est pleins d’espoir et d’enthousiasme, je sens l’angoisse, la tristesse et la résignation nous envahir…. Et si on faisait partie de ces couples infertiles, et si le chemin qui nous attendait était encore long et semé d’embuches. Et si, et si… et en attendant, toujours rien. Même si je sais que nous avons encore toutes nos chances, il me devient difficile de penser à autre. Ce vide occupe déjà aujourd’hui toutes mes pensées, tous mes sentiments. Chaque moment est emprunt du regret de ne pas être parents déjà, et surtout de ne pas savoir quand nous pourrons le devenir. sans pouvoir mettre les mots exacts sur ce que je ressens, c’est un peu comme si je vivais en permanence avec cet enfant qui n’est pas encore là, en rêvant de ce qui serait différent s’il l’était.

Malgré cette douleur et ce malaise, ce vide, il m’est parfois encore difficile d’en parler autour de moi, peu de personnes autour de nous savent à quel point mon conjoint et moi souhaitons un enfant, alors pour des tonnes des raisons, ce n’est pas facile à aborder. Peut-être aussi parce que justement ça ne fait pas si longtemps que nous essayons, alors je me dis que je n’ai pas encore le droit de me plaindre. Et peut-être aussi parce que je n’ai pas envie que les regards se tournent trop sur mon ventre vide. A l’heure où tous mes amis remplissent les leur, je ne veux pas être celle qui n’y arrive pas à leur yeux.

Alors, parce que cette peine, presque cette douleur, est bien réelle pour moi, je me suis décidée à ouvrir ce blog, un peu comme une bouteille à la mer. Faire de ce blog un lieu où je peux déposer mes sentiments et ma frustration. Ou simplement en parler. Parler de cette envie de bébé qui m’obsède, mais que je n’arrive pour autant pas exprimer autour de moi.